DU CONCRET !
Parmi les propositions d’actions faites au cours des réunions de « Dz à bâbord », il y avait la création d’une antenne locale du planning familial.
Le Mouvement Français pour le Planning Familial est une structure associative, prise en charge par des bénévoles, contrairement aux centres de planification qui fonctionnent dans les hôpitaux, sont
financés par le Conseil général et gérés par des professionnels.
En fait, les deux structures sont très complémentaires et Anne-Marie Borg, médecin responsable du centre de planification de l’hôpital de Douarnenez est prête à travailler avec nous.
Qu’est-ce que le MFPF ?
Quelques dates
Ce mouvement a été créé en 1956, sous le nom de « Maternité heureuse » dans le but de proposer la contraception en France et de faire modifier la loi de 1920 qui l’interdisait
En 1960, le nom de Planning familial apparaît.
Les premiers centres d’accueil s’ouvrent à la population en 1961 dans une illégalité qui durera plus de 6 ans.
Le 1er centre finistérien ouvre en 1964. Après un arrêt en 19986, il redémarrera en 2000.
En 1971, le MFPF est agréé comme mouvement d’éducation populaire.
Face à l’inertie générale, le congrès de 1973 décide de former les bénévoles pour pratiquer des avortements clandestins.
Après le vote d’une loi de 1975 qui autorise l’avortement dans certaines conditions, le Planning décide d’arrêter sa pratique pour obliger les services publics à créer des services d’interruption
volontaire de grossesse.
En 1981, le MFPF appelle à voter à gauche parce qu’il s’inscrit dans une dynamique de lutte contre les inégalités sociales.
Au congrès de 1983, il se déclare Mouvement féministe.
Objectifs
Le MFPF agit auprès des pouvoirs publics pour faire reconnaître les droits des femmes à la maîtrise de leur fécondité et lutte pour l’élimination de la violence sexiste.
Mouvement d’éducation populaire, il travaille pour créer les conditions d’une sexualité vécue sans répression ni dépendance, dans le respect des différences, de la responsabilité et de la liberté
des personnes.
Mouvement féministe, il milite contre l’oppression spécifique des femmes, contre toutes les formes de discriminations et de violences, notamment sexuelles, dont elles sont l’objet.
Mouvement politique, il lutte pour que l’égalité des chances et des droits soit garantie à toutes et tous.
L’association départementale
Son siège est à Brest. Tous les intervenants sont bénévoles.
Les militants accueillent, écoutent, orientent toute personne désirant s’informer ou échanger sur la contraception, l’avortement, les violences, la sexualité, les relations amoureuses et toutes les
questions relatives aux droits des femmes.
Les permanences se tiennent 2 fois par semaine, animées par 2 militantes.
Pour tenir ces permanences, les militantes reçoivent une formation délivrée en interne: 160h pour le programme « éducation à la vie », 400h pour les conseillères conjugales et familiales.
L’antenne de Brest a conventionné avec la DASS pour des missions d’information, d’orientation et d’accompagnement des personnes, notamment des jeunes.
Elle mène également des missions d’animation auprès des jeunes adultes suivis par la mission locale, dans les quartiers auprès de groupes de femmes…
Son agrément par l’éducation nationale lui permet d’intervenir dans des établissements scolaires sur les questions de sexualité, de rapports filles/garçons…
Reconnu organisme de formation par l’état, le planning peut aussi animer des stages auprès de professionnels-relais : travailleurs sociaux, infirmières scolaires, médiateurs urbains, conseillers
d’éducation…
Il travaille en réseau avec les centres sociaux, les MPT, la ligue de l’enseignement et est présent sur le terrain des luttes des droits des femmes.
Création d’une antenne à Douarnenez
Les premières réunions se sont déroulées au nom de « Dz à bâbord », parce que l’antenne locale du planning n’a pas encore d’existence légale, mais l’adhésion à l’association n’a pas été
exigée pour participer aux travaux.
A ce jour, la liste des personnes désireuses de s’investir dans cette action comporte 20 noms, dont ceux de professionnels de la santé et du secteur social qui confirment le besoin d’une
telle structure sur le secteur.
12 d’entre elles se sont déclarées volontaires pour suivre la formation interne (160 h), gratuite mais indispensable pour tenir une permanence ou mener des actions au nom du planning,
16 ont adhéré au mouvement.
Le planning est une association nationale organisée en confédération. Il ne peut y avoir qu’un centre par département, mais, notamment, pour des raisons géographiques, l’ AG de Brest peut
délibérer pour permettre l’animation d’un autre groupe local.
Les formations se dérouleront au cours du dernier trimestre 2009 et nous espérons être opérationnels début 2010.
Une demande de local est en cours auprès de la Mairie.
Les premières actions envisagées sont la tenue de permanences d’écoute et de conseils et des actions de préventions en direction des jeunes en matière de contraception et dans le domaine des
relations garçons/filles.
Bien évidemment, des personnes qui ne peuvent pas suivre le cycle de formation peuvent être utiles dans le fonctionnement d’une antenne locale.
Toutes les bonnes volontés seront les bienvenues !
Si vous êtes intéressé, faites-le moi savoir à :
monique.prevost29@orange.fr